Oui au Numérique mais non aux déchets électroniques en Afrique !
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Oui au Numérique mais non aux déchets électroniques en Afrique !

Les déchets d'équipements électriques et électroniques sont une catégorie de déchets constituée des équipements en fin de vie, fonctionnant à l'électricité ou via des champs électromagnétiques, ainsi que les équipements de production, de transfert et de mesure de ces courants et champs (ce sont surtout des ordinateurs, imprimantes, téléphones portables, appareils photos numériques, réfrigérateurs, jeux électroniques, télévisions, etc.).

En 2016, 44 millions de tonnes de déchets électroniques ont été produits dans le monde et seulement 20 % de ces déchets ont été recyclés.

En électronique, de nombreux produits, sans danger lors d'une utilisation normale, sont utilisés dans un ordinateur personnel. Cependant lorsque ces produits sont abandonnés, les substances composant un ordinateur peuvent devenir toxiques par le manque de stabilité.

Le recyclage est rendu difficile du fait que les concepteurs et fabricants ne l'avaient pas prévu. L'écoconception des produits vise aussi à rendre leur futur recyclage plus facile.

Aux États-Unis, les déchets électroniques sont pour la plupart stockés dans des décharges, une infime quantité est incinérée et une petite quantité est recyclée. Ainsi, l’Agence de protection de l'environnement (APE) estime que 70 % des ordinateurs et des écrans et 80 % des téléviseurs sont déposés dans des décharges.

En Afrique, c’est un véritable problème dû au manque d’éducation numérique des populations, cette ignorance pourrait devenir un fardeau car les déchets électroniques pourraient vite devenir un problème écologique important vu l’utilisation des appareils dernières générations par les populations. Au Togo par exemple, il peut avoir une importation d’environ 500 000 tonnes de déchets électroniques par an.

En dehors de leur nocivité environnementale, il existe aussi des risques humains.

La santé de la population est mise à rude épreuve. Les travailleurs ne disposent pas de protection adéquate lorsqu’ils sont en contact direct avec les produits chimiques. Ils inhalent de la poussière ce qui porte atteinte à leur système respiratoire (toux, infection, suffocation, asthme) et ils souffrent d’irritation des yeux. Leur peau est fortement endommagée. Ils sont exposés à des métaux lourds qui sont cancérigènes (plomb, mercure, cadmium, PVC) et qui endommagent le système nerveux, sanguin, reproductif, respiratoire, les reins et les os. Ils peuvent recevoir des chocs électriques lors du démantèlement des objets.

Plusieurs recherches ont été faites pour parvenir à recycler ces matériaux dangereux en fin de vie comme il est fait aujourd’hui avec les cartons, l’aluminium et le papier.

Aux États-Unis ou en France, le recyclage devient obligatoire et les déchets doivent être pris en charge par des filières et entreprises spéciales. Une règlementation internationale, la convention de Bâle, impose aux pays exportateurs de déchets dangereux à signaler au destinataire la nature des déchets. L'union européenne impose aux fabricants de produits électroniques de prendre en charge le traitement de leurs propres déchets.

Pour pallier à ce souci qui semble ne pas intéresser l’Afrique pour le moment, quatre doctorants sud-africains en filière chimie de l’Université Rhodes, avec leur mouvement E-smart Team ont pris conscience de la question du recyclage électronique.

Selon l’Equipe E-Smart, recycler et réutiliser les objets rapporterait environ 900.000 euros soit 15.000.000 de rand. Ce recyclage permettrait aussi de générer de l’emploi, soit 10.000 emplois sur une durée de dix (10) ans.

L'Equipe Esprit Entrepreneur


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