"...MA VILLE QUE J'AIME" le collectif qui promeut les initiatives économiques et culturelles locales
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"...MA VILLE QUE J'AIME" le collectif qui promeut les initiatives économiques et culturelles locales

Le contexte de la mondialisation des échanges, de restructuration des économies urbaines et l'élan de prise de conscience personnelle et collective a vu naître des initiatives de jeunes dans certaines collectivités locales, telles que celle du collectif: "... Ma ville que j'aime".

En parcourant Facebook, vous avez dû voir des infographies , des entrepreneurs qui présentent leurs entreprises et des émissions complètes ou en partie en langue Fang. Il s'agit de la plateforme, "OYEM Ma ville que j'aime".

Petite genèse de l'initiative "... Ma ville que j'aime"

Parti du constat que les activités économiques les plus en vue étaient celles de la capitale, Steeve Nguema, professionnel de la communication digitale et l'audiovisuel, a entrepris de réunir d'autres jeunes pour valoriser les activités, la culture et les acteurs du développement local, à travers les provinces de son Gabon natal.

Ensemble, ils ont créée le Collectif "... Ma ville que j'aime" partant de la ville d'Oyem dont ils maîtrisent les coins et les recoins selon eux.

Le Label citoyen "MA VILLE QUE J'AIME" a pour objectifs d'encourager les initiatives entrepreneuriales et associatives mais aussi d'aider à la concrétisation des projets dans les villes de province au Gabon", explique les initiateurs.

Oyem ma ville que j'aime c'est aujourd'hui, un réseau de bénévoles aux compétences diversifiées et avérées. C'est aussi une page et un groupe Facebook qui compte près de 5.900 membres, une chaîne YouTube et de nombreux projets de developpements associatifs en cours de création.

Qu'en est-il exactement de ce collectif ?

Selon les initiateurs du collectif "... Ma ville que j'aime", il faut croire en la force de l'intelligence collective pour aider au développement dans l'arrière pays. Les activités ont commencé par la création d'une communauté digitale responsable et consciente de la force collective qu'elle représente. La suite s'est faite et continuera avec la création des groupes Facebook non ordinaires. "

Ils se veulent différents autant sur la forme que sur le fond. Ils sont la pierre angulaire d'une stratégie et d'une vision sur le long terme que nous avons pour la nouvelle génération et pour les villes de provinces du Gabon", a rappelé l'un des collaborateurs.

Selon eux, ces groupes Facebook constituent à part entière des collectifs associatifs en devenir avec pour mission de fédérer les populations des villes qu'ils représentent autour d'un même idéal, et de les amener à réfléchir de façon collégiale, répartie en groupe de travail ( à travers le pays et au-delà) sur les projets à développer dans leurs villes respectives.

Le collectif « …MA VILLE QUE J’AIME » est aussi une équipe de personnes qui croient  au développement communautaire et qui ont décidé de s’y engager. Il s'agit notamment de Léa Eyi Assecko, Ismaël Aubame Ondo, Warren Ovono Obame, Sylvere Diane Meye, Mariama Sarr,Theorel Bekaley , Yvie Patricia Okome Edou, Ashley Sheronne Mengue et bien d'autres.

Pourquoi et comment adhérer ?

D'après les responsables du collectif, les personnes qui les rejoignent doivent s'armer d'un l'état d'esprit citoyen et responsable et s'imprégner des obligations et devoirs de développement communautaires.

Il sera constitué des groupes de travail qui auront pour mission d'étudier la faisabilité des projets qui leur seront confiés et de mettre à la disposition de la communauté, un plan d'affaire (business plan) qui permettra de chiffrer le projet et de faciliter sa prise en charge.

"Nous nourrissons de gros espoirs sur la possibilité de pouvoir financer ces projets à travers la force collective que nous représentons. L'union fait la force", ont-ils ajouté.

Comme initiative de développement collectif à mener en communauté, ils n'ont pas manqué de mentionner un exemple.

"Un projet de 20 millions de Fcfa est difficilement réalisable par seulement une ou 4 personnes réunies. Par contre, ce montant pour une communauté volontaire et responsable comme celle qui est en cours, c'est facilement atteignable grâce à une volonté et une confiance mutuelle. Partant de l'effectif actuel des membres du groupe, si seulement 50% d'entre eux investissait 10.000 Fcfa, il serait possible de réunit 28 millions de Fcfa."

Les programmes de promotion mis en place

La plateforme propose essentiellement 4 rendez-vous lives pour assurer la promotion de leurs actions et donner de la visibilité aux initiatives et acteurs locaux.

- OKIRA WOM (Mon Business en langue fang), qui donne la possibilité aux membres du groupe de présenter leurs entreprises à la communauté. Il a lieu une fois par mois le dimanche à 20h30 (heure du Gabon). La particularité de ce programme est que toutes les catégories socioprofessionnelles y passent, du marchand d'arachides dans la rue , au chef de grandes entreprises.

- MA LANGUE QUE J'AIME, rendez-vous culturel mensuel axé sur la vulgarisation de la langue locale. Il est diffusé le dimanche à 20h30 (heure du Gabon).

- COULEURS EKANG, qui donne la parole à des acteurs culturels pour des partages d'expérience et des thématiques sur la promotion des oeuvres et carrières artistiques.

- COCOS CAFÉ CONSEIL, le rendez-vous du conseil dans différents domaines (médical, sport, esthétique, nutrition, entrepreneuriat etc). C'est un programme qui dure une (01) heure.

En définitive….

Le collectif "... Ma ville que j'aime" est une initiative qui entend valoriser le développement local à travers les spécificités économiques de chacune de ces localités.

Elle a d'ailleurs profité de cette tribune pour lancer un appel à tous ceux qui ont la fibre patriotique et souhaitent contribuer par leurs connaissances, compétences et autres, à la lutte contre l'exode rural et le chômage dans les provinces du Gabon.

ZE Hardy Sheryl


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