L' Afrique et ses 250 entreprises cotées en Bourse
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L' Afrique et ses 250 entreprises cotées en Bourse

La cartographie des marchés financiers en Afrique laisse apparaître d'importants leviers de mobilisation des financements au profit des investissements, ce qui revient à une croissance de l'économie sur le continent. 

Ce sont en somme 250 entreprises en Afrique qui se classent comme grandes sociétés cotées en Bourse. Leur valeur totale, mesurée par la capitalisation boursière exprimée en dollars, se chiffrait à 887 milliards $ au 31 mars 2018, soit 21 % de plus que dans le classement 2017. C'est le cas de COFINA ou d' HYPERACCESS en Afrique de l'Ouest.

L’amélioration de la situation politique dans beaucoup de pays a contribué à faire progresser la valeur boursière, en particulier en Afrique du Sud où la mauvaise gouvernance, qui a caractérisé la présidence de Jacob Zuma, avait nui au climat des affaires et aux performances des entreprises. Dans un classement africain des entreprises boursières, le classement est fait comme suit :  L'Afrique du Sud, représentant près de 540 milliards de dollars, l’Egypte, avec 75 milliards de dollars, le Nigéria qui affiche une capitalisation boursière de 60 milliards de dollars, le Maroc qui mobilise 50 milliards de dollars et le Kenya qui vient en cinquième position avec environ 26 milliards de dollars.


Dans le cadre du progrès de la recherche et du développement, des bourses africaines seront bientôt connectées. Dans le projet, nous pouvons déjà compter : la Bourse de Johannesburg (Afrique du Sud), de la Bourse du Nigeria, de la bourse de Casablanca (Maroc), de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM, Afrique de l'Ouest), de la Bourse de Nairobi (Kenya) et de la Bourse de Maurice. Six bourses africaines en tout qui pourraient faire la différence.

C'est un aspect positif de constater la croissance et la valeur des entreprises africaines sur le marché boursier. Aussi, pour maintenir cette croissance, il serait bien que les décideurs économiques prennent des mesures qui puissent permettre d’accroître le nombre d’entreprises et les mesures d'accompagnement pour que d'autres entreprises puissent s'inscrire en bourse, de favoriser la croissance des entreprises déjà bien organisées de l'intérieur : celles qui valorisent l'innovation et la technologie, de renforcer les systèmes bancaires qui sont des préalables précieux pour la promotion d’un secteur privé robuste et d’un marché de valeurs mobilières efficient et dynamique et enfin de réduire les procédures administratives qui découragent les entrepreneurs.


Avec un socle entrepreneurial équilibré, il serait probable que la valeur boursière de l'Afrique prenne une place d'honneur sur le podium continental.

L'Equipe Esprit Entrepreneur


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