Café Talk : 4 femmes parlent de la révolution rose
Entreprenariat féminin

Café Talk : 4 femmes parlent de la révolution rose

La révolution rose : un concept qui parle de changement et d’un transfert sociétal en l’honneur de la femme. Et parce que les femmes ont pris conscience que ce changement passe par elles, elles ont décidé de prendre à coeur leur mission en s’engageant activement à ce que leur voix se fasse entendre. Pour cela, 4 femmes entreprenantes ont partagé leur expérience et leur combat afin que celles qui les entendront soient également actrice de cette révolution féminine.

 

Mme Sylvie Touré, elle-même femme entrepreneure à la tête de la boîte Boom Consulting, s'est chargé de l'interview de ces dames :

Jessica Allogo

Fondatrice des fameux “Petits pots de l’ogooué”, entreprise artisanale gabonaise fabricant des confitures aux saveurs du terroir local, Jessica Allogo n’est pourtant pas une “entrepreneure née” comme elle le dit elle-même. Elle se lance pourtant dans les affaires en 2016 lors de la journée internationale de la femme, le 08 mars.

Bunny Massassa

Elle débute dans la photographie en tant que photo reporter audodidacte. Mais plus tard elle décide de devenir artiste photographe et crée le studio photo “Bunny Studio”, basé à Libreville, qui regroupe un grand nombre de photographes talentueux.

Renée Iboudah

A cause de son désir profond d’améliorer la condition féminine, Renée Iboudah accorde une place importante à la femme. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle se retrouve à la tête de la confédération CNAMA, mouvement féminin créé par les femmes pour les femmes afin de valoriser leurs talents et de permettre leur épanouissement.

Vanessa Adande

Depuis 5 ans à la tête d’Ellipsis, cabinet qui fait dans le conseil en gestion financière, Vanessa Adande décide de se lancer dans les affaires pour connaître l’épanouissement dans son activité. Elle pense qu’en se donnant différents challenges tous les jours, elle s’aiguise et devient finalement plus capable.

 

Comment concilier vie d’entrepreneure et vie de femme, vie de mère et vie sociale ?

 

Jessica Allogo

L’une des choses qui l’a amené à entreprendre était son mode de vie en tant qu’employée dans le secteur privé. Les obligations professionnelles la contraignaient à souvent délaisser sa famille et ses enfants. Elle décide finalement de penser autrement en cherchant à vivre en harmonie et en équilibre avec sa famille et pour cela, l'entrepreneuriat semble être une meilleure voie. Pourtant elle déchante vite en réalisant que le monde des affaires nécessite aussi beaucoup de travail bien que donnant le privilège d’une meilleure flexibilité. Finalement, elle affirme que tout est une question de discipline et de bonne organisation avant tout.

 

Bunny Massassa

Également à la tête d’une entreprise et fondatrice d’une ONG, pour concilier les différentes casquettes, Bunny parle de passion. Grâce à un coeur passionné, elle est persuadé qu’on peut tout faire. Commencer dans la photographie n’était pas facile car c’est un secteur très masculin mais elle a du s’imposer et se faire valoir grâce à son talent qu’elle a aiguisé pour faire partie des meilleurs. “Etre féminine dans la photographie cela n’existe pas. J’ai dû m’imposer un rythme d’homme et travailler autant qu’eux pour me faire accepter.” Elle est persuadée qu’en travaillant et surtout en travaillant avec passion, on peut atteindre les sommets.

 

Renée Iboudah

“Pour concilier la vie de femme et celle professionnelle, il est important de savoir qu’il n’y a pas de secret ni de recette miracle, mais la seule chose est qu’il faut être organisé” nous dit-elle. Pour bien s’organiser, il faut du temps, de la discipline et même des sacrifices. Issue du domaine privé, il n’a pas été pourtant aisé pour elle de pouvoir être à la tête d’une confédération telle que la CNAMA mais pour jongler entre ces différentes facettes , elle a compris la nécessité d’une bonne organisation au quotidien :“Ce qu’une femme décide elle est capable de le faire, la preuve est que je le fais”.

Vanessa Adande

Vanessa, en tant que femme qui a réussi dans le monde des affaires, a une certaine vision de la femme multi-tâches. Déjà, elle précise que la réussite qui s’affiche devant nous n’est qu’une facette de tout le travail et même parfois des échecs qui peuvent se passer en coulisse. Être entrepreneure, mère et femme, ce n’est pas si compatible que cela : “Je suis un peu en colère contre le modèle que nos mères nous ont laissé donnant l’impression qu’elles pouvaient tout faire et que celà ne leur coûtait rien.” nous confie-t-elle. Si parfois elle a envie d’être au maximum de sa forme et se donner pour y arriver au travail , d’autres fois elle préfère rester la mère de ses enfants uniquement, ou uniquement la femme qu’elle est et se consacrer du temps.

Comment militez-vous pour les droits de la femme ?

Jessica Allogo

En étant précurseur et en montrant l’exemple, Jessica pense que ce soit le meilleur moyen pour elle de transmettre aux femmes. Son engagement pour la cause féminine se fait en montrant que c’est possible d’y arriver et en impactant les femmes. Tant que possible, elle choisit une femme plutôt qu’un homme en faisant de la discrimination positive en faveur de la gent féminine. Elle ne pense pas s’arrêter là pour prétendre améliorer l’approche genre, mais elle pense qu’il est important d’impacter en montrant d’abord ce qu’on apporte comme valeur, comme impacte économique et c’est pour cela que l’entrepreneuriat permet à la femme d’avoir une voix dans la société.

Bunny Massassa

Pour faire entendre la voix des femmes, elle préfère travailler. Elle pensait quitter son pays et partir ailleurs, mais elle décide de rester pour faire sa part du travail et impacter. Il n’a pas toujours été facile pour elle de trouver des modèles car souvent la courbe peut être descendante. Mais à son niveau, elle affirme que chacun peut oeuvrer pour faire du bien à notre communauté et aux autres.

Renée Iboudah

Au sein de la CNAMA  il y a de nombreuses femmes qui s’investissent dans des métiers dits d’hommes et qui pourtant s’en sortent car ce que le mouvement veut c’est impulser une dynamique allant au delà des clivages de la société gabonaise. En tant que présidente, Renée Iboubah s’efforce de mener à bien ses missions. Le but de cet assemblage de personnes est de faire une force, une force dont aujourd’hui ont besoin toutes les femmes.

Vanessa Adande

“La révolution rose concerne chacune d’entre nous et il est donc important que chacune se retrouve dans les initiatives qui sont mises en place pour cela. Les héroïnes de tous les jours sont les personnes qui font la révolution.” Affirme Vanessa Adende. Elle pense que la révolution commence lorsqu’on refuse d’accepter de vivre dans un milieu qui ne nous convient pas, chose qu'elle a faite. Certaines personnes opteront pour oeuvrer dans des associations, de travailler dans des métiers dits d’hommes, ou choisiront simplement de faire quelque de différent et c’est cela la révolution. Elle milite pour la femme en étant la femme qu'elle veur voir à l'extérieur.  

 

La femme est devenu un acteur principal de la société et aussi de sa propre vie. Les choses ont évolué à son avantage car elle-même a décidé de veiller à cela. C’est pour cette raison que la révolution rose s’étend et évolue de manière exponentielle sur le continent.

L'Equipe Esprit Entrepreneur


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